
Voilà le projet -considérable!- des jeunes de Floirac pour l'été 2008.
"A cause des accouchements dans des conditions d'hygiène défectueuses, le taux de mortalité maternelle est de 484 pour 100 000 naissances vivantes selon le RGPH de 1996. Les causes directes telles les hémorragies et les infections sont responsables d'environ 72% des cas de décès maternels. Par ailleurs, il est établi que 55% des femmes enceintes sont anémiées. En 2003 , le taux de mortalité infantile était de 83 ‰, et celui de la mortalité juvénile de 184 ‰."
RGPH, Recensement Général de la Population et de l'Habitat.Le nord-ouest de Diébougou fait figure de secteur enclavé, voire oublié, dans un département qui l'est déjà passablement. À l'écart des routes que l'on vient ou que l'on est en train de refaire, il devient encore plus difficilement accessible pendant la saison des pluies. Il est pourtant peuplé : Konsabla a 1600 habitants, Naborgane 900, Tiédia-Moulé presque 800, etc.
localiser Konsabla sur la carte détaillée de Diébougou
Là-aussi la population est pauvre.
Là-aussi la population est jeune. Une école à 4 classes reçoit 248 élèves! Une autre association, Edukafaso, bien relayée sur Bobo Dioulasso, s'en occupe, fournissant un kit scolaire aux enfants à chaque rentrée depuis quelques années. Les logements des maîtres ont pu être mis dans un état décent et les classes ont même été décorées de fresques.Grand événement en 2008 : Unis pour Agir, l'association des étudiants de l'Ecole Centrale d'Electronique, devrait finaliser son projet d'électrifier l'école à partir de panneaux solaires.Cette opération sera la sixième du Service Jeunesse de la ville de Floirac après celles de 1993, 1995, 1998, 2002, et 2005. L'association Floirac Cap Burkina a été créée à la suite de la première d'entre elles. Elle a ses propres activités mais s'associe régulièrement aux actions du Service Jeunesse quand celles-ci concernent la commune jumelle.En particulier, pour toute la partie solidarité (donc en dehors du voyage, de l'hébergement, des vaccinations, etc.) nous assurons l'interface financière. Cela permet aux jeunes d'utiliser des avances, de faire partir et utiliser sur place les premiers fonds et aux donateurs qui le souhaitent de faire valoir leur geste auprès des services fiscaux.
Récolter 12 000 euros et les envoyer à Diébougou
avant le 30 juin 2008.
Ils se réunissent déjà régulièrement. Le logo de l'opération a été choisi. La brochure destinée à présenter le projet est terminée et c'est sa superbe couverture que vous voyez ci-contre. Cette plaquette est remise à toutes les entreprises sollicitées.
D'autres financements, en partie personnels, leur permettront d'aller sur place au cours de l'été 2008, dans un voyage organisé par la ville de Floirac. Ils participeront au chantier, découvriront le Burkina Faso et ses habitants, et vivront ainsi l'apothéose de tous leurs efforts.
Article Sud Ouest du 3 juin 2008 (441 Ko).
Article Sud Ouest du 8 juillet 2008 (400 Ko).
Article Sud Ouest du 16 juillet 2008 (312 Ko). À mi-parcours...
Article Sud Ouest du 1er août 2008 Au moment du retour.
| Nature recette | francs CFA | euros |
|---|---|---|
| Fonds à réunir par les jeunes de Floirac | 8 000 000,00 | 12 195,92 |
| Participation ville de Diébougou | 8 000 000,00 | 12 195,92 |
| Participation ville de Floirac | 1 000 000,00 | 1 524,49 |
| Participation État du Burkina Faso | 8 928 436,25 | 13 611,31 |
| TOTAL | 25 928 436,25 | 39 527,65 |