Une enquête sur Diébougou
le groupe Konsabla 2008

Les jeunes de Floirac partis pendant l'été 2008 nous ont rapporté un bilan de nos réalisations ainsi qu'une meilleure connaissance de la commune jumelle.

la maternité en 2008

 

le groupe enquête
La première maternité (construite en 2005)

Nombre de naissances : environ 80 par mois.
Etat général
L'Etat de la maternité est correct de l'extérieur, mais plusieurs dégradations sont visibles à l'intérieur (moisissures apparentes, mur en décrépitude, toit qui s'effondre).
Les lits sont vieux, il n'y a pas de moustiquaire pour protéger les nouveau-nés qui sont emmaillotés dans plusieurs couches de tissu.

Des difficultés
Problème d'eau potable, surtout la nuit puisqu'il n'y a pas l'eau courante. Il y a un gros manque de budget pour les consommables, ce qui met l'hygiène en péril. Les sages-femmes utilisent des gants de jardinage pour faire des accouchements. Bien que lavés, ces gants sont utilisés pour plusieurs accouchements.
Il y a aussi un manque de médicaments, de lits (femmes renvoyées chez elles avant la fin des 72 heures habituelles passées en maternité)
la nécessité d'installer une clôture pour éviter le plus possible "le paludisme qui arrive par le champ qui entoure la maternité".
S'il y a des complications, les transferts vers l'hôpital sont effectués avec les voitures des particuliers puisqu'il n'y avait pas, jusqu'à aujourd'hui, d'ambulance (rappel que l'ambulance servira exclusivement aux deux maternités de Diébougou et Konsabla).

On dénombre cependant peu de morts chez les nouveau-nés, soit environ 1 par mois. Le nombre est évalué plus important dans les campagnes où les femmes ne bénéficient pas d'une maternité. Les femmes qui meurent en couches sont très rares.

Les personnels et les services de la maternité

Les personnels sont rétribués par l'Etat et le salaire de base d'une accoucheuse est d'environ 49 000 FCFA sans les indemnités (primes de nuit ou du dimanche par exemple) et celui d 'un agent itinérant de santé environ 100 000 FCFA indemnités incluses (les années d'études sont-elles vraiment différentes ou la parité homme femme est loin d'être atteinte ?).
Il n'y a pas de médecin sur place et ils n'en voient pas l'utilité.

Services de la maternité
La subvention permet aux femmes d'accoucher gratuitement, mais il faut payer 500 FCFA pour l'édition de l'acte de naissance et la déclaration de l'enfant à la mairie.
Les familles doivent par contre apporter les repas pour la femme qui accouche.
Un suivi des enfants est fait gratuitement s'il y a constat de malnutrition (on ne sait pas ce qui est fait réellement…)

Le planning familial

Il est ouvert 6 jours sur 7 (sauf dimanche), 24h sur 24 (vraiment ?). Salle de sensibilisation où on sensibilise les femmes aux grossesses à risques, sur la gestion des naissances (espacement entre les naissances), éveil de l'enfant.

Les Moulins : Limanya, secteur 6 et Magatéo

Les moulins sont bien utilisés mais peu rentables et le peu de bénéfices récoltés sont utilisés à la réparation des machines.
Un moulin est globalement en bon état, les autres nécessitent quelques réparations. L'un consomme trop de carburant. Les pièces sont achetées à Bobo et coûtent très cher. Le prix de l'essence a fortement augmenté récemment.

Les salaires des meuniers diffèrent d'un secteur à l'autre. L'un dit gagner 6 000 FCFA ( mensuels, journaliers ?), l'autre 4 000F CFA par jour de service et le dernier a un salaire "variable".
Leurs horaires sont différents : un est ouvert toute la journée et les deux autres plutôt de l'après-midi jusqu'en début de soirée.

le moulin de Limanya
magasins de Diébougou dans le moulin
La centrale électrique : SONABEL

La centrale fonctionne au fuel. Elle alimente en électricité les agglomérations de Diébougou, Dano et Dissin.
Elle a 1495 clients (ce qui représente en fait une très faible part de la population). Le taux de croissance est d'environ 7 % annuel.
Pour alimenter un terrain, il faut payer les travaux pour tous les terrains qui sont situés avant, dans la "ligne" à électrifier, d'où les hésitations de beaucoup.

13 établissements scolaires bénéficient de l'électricité. Le lycée municipal n'est pas encore électrifié.
Les pannes d'électricité sont assez fréquentes surtout lorsqu'il y a des orages ou des pluies fortes.
En visitant la centrale nous avons constaté qu'elle fait un bruit très incommodant pour les habitants d'un village situé à proximité, celui-ci n'étant évidemment pas relié au réseau.

intérieur de la centrale
Les commerçants
Le groupe a été divisé en quatre et chaque groupe devait rencontrer entre 5 et 6 commerçants variés. Au total, 22 commerçants ont été interrogés (vendeurs de tissu, matériel photo, magasin général, vendeurs d'alcool, portes fenêtres, coiffeurs, cosmétiques, etc.) et plusieurs photos ont été prises et légendées.
Certaines questions ont paru plus complexes pour les commerçants notamment celles sur les impôts: les réponses divergent beaucoup (cf : feuilles d'enquêtes). Est-ce la différence de la langue ou bien parce qu'ils ne connaissaient pas la réponse que ces dernières sont tellement différentes ? Voir les fiches pour les autres infos générales et celles qui sont propres à chaque commerçant.
un magasin de Diébougou

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