
Les jeunes de Floirac partis pendant l'été 2008 nous ont rapporté un bilan de nos réalisations ainsi qu'une meilleure connaissance de la commune jumelle.


Nombre de naissances : environ 80 par mois.
Etat général
L'Etat de la maternité est correct de l'extérieur, mais
plusieurs dégradations sont visibles à l'intérieur (moisissures apparentes, mur en
décrépitude, toit qui s'effondre).
Les lits sont vieux, il n'y a pas de moustiquaire pour protéger les nouveau-nés qui sont emmaillotés dans plusieurs couches de tissu.
Des difficultés
Problème d'eau potable, surtout la nuit puisqu'il n'y a pas l'eau courante. Il y a un gros manque de budget pour les consommables, ce qui met l'hygiène en péril. Les sages-femmes utilisent des gants de jardinage pour faire des accouchements. Bien que lavés,
ces gants sont utilisés pour plusieurs accouchements.
Il y a aussi un manque de
médicaments, de lits (femmes renvoyées chez elles avant la fin des 72 heures
habituelles passées en maternité)
la nécessité d'installer une clôture pour éviter le plus
possible "le paludisme qui arrive par le champ qui entoure la maternité".
S'il y a des complications, les transferts vers l'hôpital sont effectués avec les voitures des
particuliers puisqu'il n'y avait pas, jusqu'à aujourd'hui, d'ambulance (rappel que
l'ambulance servira exclusivement aux deux maternités de Diébougou et Konsabla).
On dénombre cependant peu de morts chez les nouveau-nés, soit environ 1 par mois. Le nombre est évalué plus important dans les campagnes où les femmes ne bénéficient pas d'une maternité. Les femmes qui meurent en couches sont très rares.
Les personnels sont rétribués par l'Etat et le salaire
de base d'une accoucheuse est d'environ 49 000 FCFA sans les indemnités (primes de
nuit ou du dimanche par exemple) et celui d 'un agent itinérant de santé environ 100 000
FCFA indemnités incluses (les années d'études sont-elles vraiment différentes ou la
parité homme femme est loin d'être atteinte ?).
Il n'y a pas de médecin sur place et ils
n'en voient pas l'utilité.
Services de la maternité
La subvention permet aux femmes d'accoucher gratuitement, mais il faut payer 500 FCFA pour l'édition de l'acte de naissance et la déclaration de l'enfant à la mairie.
Les familles doivent par contre apporter les repas pour la femme qui accouche.
Un suivi des enfants est fait gratuitement s'il y a constat de malnutrition (on ne sait pas ce qui est fait réellement…)
Il est ouvert 6 jours sur 7 (sauf dimanche), 24h sur 24 (vraiment ?). Salle de sensibilisation où on sensibilise les femmes aux grossesses à risques, sur la gestion des naissances (espacement entre les naissances), éveil de l'enfant.
Les moulins sont bien utilisés mais peu rentables et le peu de bénéfices récoltés sont utilisés à la
réparation des machines.
Un moulin est globalement en bon état, les autres nécessitent
quelques réparations. L'un consomme trop de carburant. Les pièces sont achetées à Bobo et coûtent
très cher. Le prix de l'essence a fortement augmenté récemment.
Les salaires des meuniers diffèrent d'un secteur à l'autre. L'un dit gagner 6 000 FCFA ( mensuels,
journaliers ?), l'autre 4 000F CFA par jour de service et le dernier a un salaire "variable".
Leurs horaires sont différents : un est ouvert toute la journée et les deux autres plutôt de l'après-midi jusqu'en début de soirée.
La centrale fonctionne au fuel. Elle alimente en électricité les agglomérations de Diébougou, Dano et Dissin.
Elle a 1495 clients (ce qui représente en fait une très faible part de la population). Le taux
de croissance est d'environ 7 % annuel.
Pour alimenter un terrain, il faut payer les travaux pour tous les terrains qui sont situés avant, dans la "ligne" à électrifier, d'où les hésitations de beaucoup.
13 établissements scolaires bénéficient de l'électricité. Le lycée municipal n'est pas encore électrifié.
Les pannes d'électricité sont assez fréquentes surtout lorsqu'il y a des orages ou des pluies fortes.
En visitant la centrale nous avons constaté qu'elle fait un bruit très incommodant pour
les habitants d'un village situé à proximité, celui-ci n'étant évidemment pas relié au réseau.

