par Dominique BAEY
J'ai pu rencontrer d'abord un groupement de producteurs de coton traditionnel. Il s'agit du groupement " Sôg Taa " de la commune de Diébougou. Des producteurs très sérieux et qui affichent dans leurs statuts, en premier objet : " de promouvoir l'entraide entre les membres et de les permettre, par une action participative à promouvoir la culture du coton. " Les quelques résultats techniques suivants démontrent une bonne compétence.
pour payer la main d'œuvre ( de la préparation du sol , à la récolte et au tri, etc.), le matériel, les bœufs, les emprunts, etc. et qui laisse au bout du compte un revenu correct.

Les tas de coton-graine aprè la récolte.
Ensuite j'ai rencontré un groupement de producteurs de coton Bio " Saw de Woulou " en français " accepter le conseil " - belle preuve d'humilité et d'intelligence. C'est la seconde année que ces cultivateurs se sont lancés dans ce mode de production, à Babora, un village de la région de Diébougou.
À ma question de connaître la raison qui les a poussés à tenter cette expérience, les deux cultivateurs que j'ai rencontrés m'ont répondu :
Les résultats économiques sont surprenants :
Les agriculteurs du groupement traditionnel seraient prêts à partir également en Bio, on les comprend. C'est maintenant au marché de se développer, et chez nous donc plus particulièrement.
Une seule ombre au tableau, mais de taille, le développement du coton OGM au Burkina. Les expérimentations ont déjà démarré à grande échelle, car à la différence du Mali, où les associations paysannes ont plus de pouvoir, le Burkina s'est lancé dans le coton OGM.
Quels avantages, ne serait-ce qu'au niveau économique, auraient les paysans burkinabé à se lancer dans le coton OGM ?
Pour l'instant le coton Bio a une certaine avance.
Comment les cultivateurs Bio du Burkina arriveront-ils à résister au rouleau compresseur OGM ?
Est-ce qu'on peut les aider, nous consomm'acteurs ?

Un champ de maïs envahi par la striga.

Un pied de gombo.

Feuillage, fleurs et fruits du neem.